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LA VALISE OUBLIEE

2023 (Les vêtements de nos vie - résidence en cours)

Emmanuelle Polle et Hervé Dez

Résidence dans le cadre de la convention régionale Culture / Santé, Direction Régionale des Affaires Culturelles de Normandie, avec l'EHPAD d'Agon-Coutainville.

la valise oubliée

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AUTOUR
DE LA
RESIDENCE

RESTITUTION

programmation en cours

Quels sont les vêtements, portés ou fantasmés qui ont marqué nos vies ? Que disent-ils de nous et de nos pratiques vestimentaires ? Quelles histoires racontons-nous à travers eux ? Le 7 janvier 1939, dans son discours pour le centenaire de la photographie à la Sorbonne, Paul Valery établit un rapport entre les notions d’histoire et de photographie : « La notion de photographie, si on l’introduit dans notre réflexion sur la genèse de la connaissance historique et de sa vraie valeur, suggère aussitôt cette question naïve : Tel fait qui m’est conté eût-il pu être photographié? » Il oppose alors la chose vue en « prise directe » avec le reste qui ne serait que littérature, mise en récit. Cette réflexion intervient à la fin des années 1930 quand l’idée de photographie comme reproduction exacte du monde est en voie de disparition. Les photographies avaient déjà montré leurs potentialités d’histoire(s) à partir du réel, de mise en forme comme de mise en récit. Les pratiques vernaculaires de la photographie, en particulier celle de l’album de famille qui marquent les grands événements et les attestent, ne sont pas dénuées de potentiel narratif. La photographie serait-elle un hiatus entre chose visible et chose énonçable? Entre chose vue et chose vécue? 

Partant de ces interrogations, nous avons imaginé une conversation croisée entre parole et image, entre récit et photographie, entre Hervé Dez, photographe et Emmanuelle Polle, auteure. Les vêtements de nos vies prend sa source en 2022 dans un EHPAD de Normandie. Emmanuelle passe plusieurs après-midi à discuter avec les résidents de leur relation aux vêtements, ceux qui ont marqué leurs vies, ceux dont ils ont encore la trace qu’elle soit physique, mentale ou photographique. 

Le récit oral devient ensuite texte écrit, le plus neutre possible, comme une fiche d’inventaire. Un fait conté peut-il être mis en forme et en récit par la photographie? Partant de cette interrogation, nous imaginons une construction narrative entre histoires de vêtements racontées à l’auteure, photographies d’album de famille et photographies d’aujourd’hui. Ensemble, elles établiraient une continuité narrative et esthétique, un imaginaire entre deux blocs, entre choses dites et choses vues et re-vues. 

 

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